La Cinquième Colonne

Les époques › Royaume de France

👑 Le Royaume de France (481–1792)

Pendant treize siècles, la France n'a pas de parlement au sens moderne. Elle a pourtant ses assemblées, ses conseils et ses cours souveraines. C'est de leur crise que naît, en 1789, la première Assemblée nationale.

Un pouvoir royal qui se construit

Le baptême de Clovis à Reims, à la fin du Vᵉ siècle, lie durablement la royauté franque à l'Église. Charlemagne, couronné empereur en 800, gouverne par des capitulaires, des ordonnances divisées en chapitres, et par des envoyés chargés de contrôler les comtes, les missi dominici. En 987, Hugues Capet fonde une dynastie qui régnera, par ses branches successives (Capétiens directs, Valois, Bourbons), jusqu'en 1792.

Le roi gouverne entouré de son Conseil. Au fil des siècles s'y ajoutent une administration (secrétaires d'État, intendants dans les provinces) et une fiscalité permanente. Sous Louis XIV, la monarchie dite « absolue » concentre la décision entre les mains du souverain. Le pouvoir royal reste pourtant limité par les coutumes, les privilèges des provinces et des corps, et par les parlements.

Parlements et États généraux : ne pas confondre

Sous l'Ancien Régime, les parlements sont des cours de justice, pas des assemblées élues. Le plus important est le Parlement de Paris. Ils enregistrent les édits royaux et peuvent présenter des « remontrances » quand ils les jugent contraires aux lois du royaume. Au XVIIIᵉ siècle, ils s'opposent régulièrement aux réformes fiscales, ce qui contribue à bloquer la monarchie.

Les États généraux réunissent des représentants des trois ordres : clergé, noblesse et tiers état. Le roi les convoque dans les moments de crise, surtout pour obtenir des subsides. Philippe le Bel les réunit en 1302. Ils ne sont plus convoqués entre 1614 et 1789. Leur retour, le 5 mai 1789, ouvre la Révolution.

1789–1792 : de l'Assemblée nationale à la chute de la monarchie

Le 17 juin 1789, les députés du tiers état se proclament Assemblée nationale. Le 20 juin, par le serment du Jeu de paume, ils s'engagent à ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. L'Assemblée constituante abolit les privilèges (nuit du 4 août). Elle vote la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789), puis la Constitution de 1791, qui fait de Louis XVI un monarque constitutionnel. La fuite du roi à Varennes, en juin 1791, ruine la confiance dans cette monarchie. Après la prise des Tuileries (10 août 1792), la Convention abolit la royauté le 21 septembre 1792.

C'est aussi dans ces premières assemblées qu'apparaît le clivage gauche / droite. En septembre 1789, lors du débat sur le veto royal, les partisans d'un veto fort se placent à droite du président de l'Assemblée, leurs adversaires à gauche.

Les figures royales du jeu

Les rois n'ont évidemment pas siégé dans une assemblée élue. Le jeu les inclut pour que la frise commence au début et que les grandes figures de l'histoire de France puissent affronter les parlementaires. Ce sont toutes des cartes rédigées à la main :

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